Lettre de motivation ouverte à Monsieur le Président de la République

Ξ octobre 14th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Démocratie sans informatique |

Monsieur le Président,

Je me permets de vous solliciter car je suis à la recherche d’un poste à très haute responsabilité afin de pouvoir montrer l’immensité de mes capacités de chef. J’aimerais, si possible, un poste dans un établissement public.

En effet j’ai un DUT en électronique ce qui correspond à 2 ans d’études après le baccalauréat sanctionnées par un diplôme public. Mes années d’expériences  s’élèvent maintenant à plus de 25 ans dont 23 comme ingénieur, statut accordé grâce à mon mérite personnel. Vous pourrez le constater en consultant mon CV.

Malgré le fait que je n’ai pas encore exercé de mandat électoral, je ne suis pas issu d’une famille d’élus, je me sens prêt à diriger un établissement d’envergure comme votre fils l’est pour diriger l’EPAD et je suis certain de ne pas faire plus de bourde que lui dans sa gestion.

Je sais qu’il est légitime qu’il brigue un tel mandat vu qu’il a été élu à l’age de 21 ans conseillé général puis désigné président du groupe UMP au conseil général des Hautes Seine, département ou vous avez oeuvré durant votre carrière comme président, poste qui vous a été laissé par Monsieur Charles Pasqua dont on ne rappellera pas l’épopée républicaine de ces 40 dernères années.

Je reconnais l’habilité politique dont votre fils Jean a fait preuve pour en arriver là durant la campagne électorale municipale de Neuilly où il a soutenu avec force la candidature de David Martinon alors porte-parole de l’Elysée. Je suis certain que son adoubement par les caciques UMP des Hautes-Seine aux cantonales est dù exclusivement à ces grandes compétences et son charisme bien supérieur aux autres prétendants UMP de ce département. Je mesure le risque pris par votre fils en se présentant aux cantonales dans un lieu difficile à conquérir pour un candidat UMP.

Je suis conscient que beaucoup d’autres personnes peuvent prétendre diriger un établissement public mais peu d’entre eux se prénomment Nicolas et encore moins ont les mêmes initiales “NS” que vous. Pour éviter tout conflit avec l’actuel direction, je vous demande de trouver un poste de compensation pour le dirigeant actuel comme vous l’avez fait si gentiment pour Monsieur Hervé Marseille qui a démissionné pour laisser sa place à votre fils Jean.

Si toute fois cela n’était pas possible, la direction de l’EPAD pourrait m’intéresser quand votre fils reprendra ses études. La direction d’une banque pourrait aussi me convenir car je suis certain de faire encore plus fort que leurs dirigeants actuels pour nous conduire à une crise sans précédent.

En l’attente d’une réponse positive de votre part, Veuillez agréer….

Nicolas S…

 

Nationalité française : appellation d’origine très contrôlée

Ξ octobre 13th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Démocratie sans informatique |

Votre carte d’identité va bientôt expirer ? Vous avez un parent d’origine étrangère ? Vous allez peut-être devenir apatride. C’est ce qui est arrivé à cette française de 60 ans qui s’est vu refusée le renouvellement de sa CNI et à ce Para très engagé.

L’état français a décidé de remettre les choses à plat. Il faut dorénavant prouver qu’on descend bien de Vercingétorix pour avoir le droit d’être un vrai Gaulois. Anciennement le pays des droits de l’homme et de l’intégration, la France devient le pays de la désintégration. Il faut remonter au régime de Vichy pour voir de telles pratiques.

Mais qui est réellement d’appellation d’origine contrôlée ? Nous avons tous un parent pas tibulaire mais presque.

Au fait, Nicolas Sarkozy est bien d’origine hongroise ?

 

Banques vs Etat français : 3/0

Ξ octobre 2nd, 2009 | → 0 Comments | ∇ Divers, Démocratie sans informatique |

Quand une entreprise est mal gérée, il existe deux possibilités. Soit elle est liquidée purement et simplement, soit un investisseur injecte de l’argent dans l’affaire et en prend le contrôle pour garantir que son argent ne sera pas dilapidé. Dans la majorité des cas, les dirigeants sont poussés dehors puisqu’ils sont à l’origine des problèmes, mauvaise gestion, manque d’anticipation du marché,…

Les banques, elles, ont eu un traitement particulier. Sans elles point de salue. Il paraissait donc impératif de les sauver pour sauver le modèle économique actuel. Les banques n’ayant plus d’argent pour se sauver elles même, seul l’état, nous, pouvait investir et renflouer les caisses.

Malgré ce sauvetage et les demandes pressentes de  notre petit président, le crédit aux entreprises s’est ralenti entrainant une des plus grandes crises du capitalisme. L’état remplit son rôle en mettant en place une politique de relance et laisse filer les déficits publics, 140 milliard d’euros en 2009, 118 en 2010 (combien en 2011 ?) déficits qu’il faudra bien rembourser dans quelques années. A qui ? Aux banques ! Avec des intérêts bien sûr.

Aujourd’hui, on voit le bout du tunnel. Surtout les banques qui ont vu le cours de leurs actions doublé au minimum en moins de deux ans. On se dit chouette ! L’argent qu’on a injecté dans les banques va nous soulager un peu. 8 milliard investis dans deux banques devraient en rapporter 12 à l’état selon les différences de cours de la bourse. Et bien non ! Nos gouvernants ont pris des obligations remboursables aux prix d’achat.

Non seulement les responsables de la crise n’ont pas été jetés dehors, l’état n’a pas pris le contrôle des banques, ne serait-ce que temporairement, pour favoriser le crédit et limiter le développement de la crise, mais en plus l’état ne touchera pas les dividendes de sa relance. Juste quelques intérêts d’emprunt. Une misère.

Le ministre du budget, Eric Woerth, ose prétendre à France Inter que l’état ne voulait pas prendre de risque avec l’argent du contribuable. Qui peut croire qu’en cas d’échec du plan d’aide des banques, c’est à dire en cas de faillite du système financier, les banques auraient pu rembourser quoi que ce soit ? Le risque existait quelque soit le montage financier mis en place. Nous avons bien perdu des milliards d’euros.

Pourquoi avoir choisi ces obligations aux lieu d’actions normales ? Pour des raisons uniquement idéologiques.  C’eut été une nationalisation partielle des banques, ce qui est inenvisageable pour nos gouvernants actuels. Ils auraient eu l’impression de devenir des “communistes”. Au lieu de cela, mon homonyme préfère faire des remontrances aux banques pour qu’elles fassent des efforts sur les prêts, qu’elles limitent les bonus des traders, sans aucun effet.

Dernier point “cocasse”, l’argent prêté aux banques viennent … des banques.  Comme elles ne sont pas philanthropes, des intérêts leur seront versés ! A combien s’élèvera le total des intérêts payés aux banques ?

La prochaine fois, car il y aura une prochaine fois, quels cadeaux devront nous faire aux responsables de nos maux ?

 

Les Faits sont-ils si divers ?

Ξ juillet 3rd, 2009 | → 0 Comments | ∇ Divers, Démocratie sans informatique |

Lu dans les rubriques faits divers :

Un homme fait 5 heures de marche par jour pour suivre sa rééducation chez un kiné Fait divers ? ou faits de plus en plus courant ? Regardez les commentaires….

Florence Hartmann est poursuivie par leTribunal Pénal International pour avoir dénoncer un secret de polichinelle. On n’est plus dans le fait divers mais dans la magouille d’état autour d’un tribunal qui est juge et partie. Si elle est condamnée, j’aurais de sérieux doutes sur la justice des hommes.

 

Vieux motard que jamais

Ξ juin 26th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Divers |

C’est pas gai en ce moment. Theo, le fils d’une copine, 17 ans, a eu un gros accident de motobylette. Il a pris un sens interdit et la camionnette qui venait en face. Il est à l’hôpital dans un comas artificiel depuis plusieurs jours. Des lésions au cerveau. On pense souvent à lui, on espère qu’il s’en sortira rapidement. Ces parents tiennent un blog http://theo1blog.canalblog.com/

Le fait divers devient un drame. En y songeant, la différence entre le fait divers et le drame, c’est la distance par rapport à nous. Plus c’est loin, en distance et en relation, plus c’est anodin. Plus ça se rapproche, quartier, famille, plus c’est douloureux. On pourrait mettre ça en équation en fonction de la distance en km et du lien personnel avec la victime. Là ça fait d’autant plus mal qu’on se rend compte que ça peut arriver à nos enfants et que ça rappelle de mauvais souvenirs d’hôpitaux il y a quelques années.

Un ados de 17 ans. A peine un début de vie et déjà une de ces épreuves qui vous marquent pour le restant de vos jours.

Et dire que deux jours avant, je montrais à Romain, mon fils, un “gamin” motard qui  faisait n’importe quoi avec son engin et qui avait failli se faire accrocher par une voiture. J’ai râlé dans ma voiture parce qu’il était inconscient mais je n’ai pas plus réagi.

J’en ai un peu marre de voir l’accident arrivé et ne pas savoir quoi faire pour le faire éviter. Alors les Nicolas, Joan et autres que j’ai vu prendre des risques à deux roues, faites attention ! Vous êtes en sursis ! Pour les plus matheux, quand une bêtise à deux roues a une chance sur cent de finir en accident, cela veut dire que si on la fait plus de cent fois, on est sûr d’avoir un accident ! Quand on fait des roues arrières en pleine rue alors qu’il y a un sérieux trafic de voiture, on est sur de finir sous l’une d’elles ! Et souvent il n’y a pas besoin d’attendre la centième…

Donc petite leçon de conduite et de moral d’un vieux motard qui lui aussi s’est pris une bagnole il n’y a pas si longtemps. Ca aurait pu être aussi grave que Théo mais j’ai eu plus de chance.

Pour les motards, la moto est la plus belle conquête de l’homme  après celle du cheval (pour ceux qui les aiment autrement qu’en steak). C’est idiot mais un motard se retourne toujours dès qu’une moto passe. Il se met à baver et à avoir un sourire de benêt quand il s’assoit sur son brelon et se sent pousser des ailes au vrombissement de son pot d’échappement. Le motard se croit invincible sur la route alors qu’il est tout le contraire. Il n’a pour se protéger que ces vêtements et un casque quand il en porte un ! Vu l’épaisseur de la protection, le moindre physicien peut comprendre qu’en cas de choc, les dégâts sont considérables.

Alors au lieu de se prendre pour un dieu de la piste, le motard doit rester humble et prudent sur la route. Si il veut se prendre pour Barry Sheene, il y a des circuits aménagés pour ça et notamment celui de Candie à 2 km de chez nous à Toulouse. Là il peut s’envoyer en l’aire sans prendre de risque inconsidéré avec l’encadrement qui va avec. Sur route ouverte, se prendre pour un dieu à moto c’est finir à ces côtés. Au moins pour les croyants.

Le premier ennemi de la sécurité c’est soi-même ! Le plus dangereux et le moins contrôlable. La moto est une machine à plaisir. L’homme lambda devient à son guidon un kamikaze en moins de deux accélérations et trois virages. L’accélération, la prise d’angle complété par les sensations du vents, du bruit et des vibrations sont capables de faire perdre la boule au plus sage des moines. Dans cet état d’ivresse, le risque n’est plus apparent.

Le deuxième danger, ce sont les autres usagers de la route. Pas qu’ils soient malveillants mais plutôt distraits.  Combien de conducteurs à 4 roues ne se rendent-ils pas compte du danger du portable au volant ? Est-ce que certains on-ils peur d’user leurs clignotants avant un changement de direction ? Qu’est-ce qu’un feu rouge ? Le “caisseux” est moins exposé que le motard, il a une carrosserie autour de lui. Alors jeune motard, fait attention pour deux ! Parce que,en cas d’accident, même si tu n’es pas en tord, c’est toi qui paieras.

En troisième position, je mettrais les infrastructures. Beaucoup de tracés de route datent du moyen-age du temps ou circulaient des chars à boeufs sur ces anciens chemins. Le risque c’est un peu la plaque d’égout ou la peinture pas vraiment adhérente mais c’est surtout des manques de visibilité à beaucoup de croisements. C’est aussi, et ça m’est arrivé, la belle flaque d’huile que laisse négligemment une voiture à l’agonie. Alors respecte les limitations de vitesse SURTOUT EN VILLE ! Fait aussi  très attention au bus quand ils sont à l’arrêt. Des piétons en sortant peuvent surgir de derrière.

Enfin, il y a tous les petits risques de tous les jours dont on n’a aucune conscience comme ne pas respecter les distances  de sécurité entre les voitures. Je me suis arrêté lors d’un petit accident entre une moto et une voiture. le motard m’a tout de suite avoué qu’il n’avait pas respecté cette distance et il a finit dans les fesses du conducteur le précédent. Un petit conseil : si un conducteur pressé vous colle au cul, prenez deux fois plus de distance avec le véhicule de devant. Vous pourrez ralentir doucement en cas de brusque freinage et éviter de vous faire percuter par l’arrière.

Une dernière chose, remonter des fils de voiture sur route à plus de 2 voies ça ne veut pas dire faire un concours de vitesse. La règle qui a fonctionner pour moi jusqu’à présent, 40 km/h max et un delta de vitesse de 20 km/h entre ma moto et les voitures. En cas d’urgence, jusqu’à 45 km/h on peut réagir, au delà…

Tout ça pour dire que la moto c’est que du bonheur et que ça doit le rester.

 

Bouygues Brother is watching you

Ξ mai 15th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Informatique et Démocratie |

Viré pour avoir des idées politiques, c’est déjà un scandale. Quand en plus c’est après dénonciation du ministère de la kulture à son employeur Bouygues, cela devient allucinant !

C’est pourtant ce que vient de subir  Jérôme Bourreau-Guggenheim, respon­sable du pôle innovation web de TF1 qui lui reproche son engagement personnel anti-hadopi.  Jérôme a envoyer un email privé à son député Françoise de Pannafieu pour lui dire, arguments à l’appui, tout le mal qu’il pense de ce projet qui fait le plein de mon blog en ce moment.

L’assistante de Françoise, n’étant pas au fait du sujet relaie le mail au ministère de Christine Albanel  (kulture!) pour l’aider dans la réponse à cet électeur potentiel.

Que fait le ministère ? Il transfert le fameux mail à la DRH de TF1 ! TF1 réagit et vire le contradicteur pour délit d’opinion.

Ce que vient de subir Jérôme est la conséquence du système mis en place entre le pouvoir et les média dans l’ère Nicolas 1er. Non pas que notre président ait voulu la tête du contestataire, il n’a plus besoin de demander pour que soit défendu son pré carré. Le désir inavoué devient un ordre. Les sous-chefs dépassent les bornes de la démocratie pensant servir le pouvoir en place.

Le plus grave, c’est le traitement réservé au fonctionnaire du ministère indélicat : Une suspension d’un mois ! C’est quand même un haut-fonctionnaire de l’état qui divulgue des informations malgré son devoir de réserve. Selon certains textes, le délateur risque jusqu’à au moins un an de prison et 15000 € d’amende.

Comment se fait-il que notre Christine Albanel n’ait pas au minimum accepté la démission du coupable, voir porter plainte ? Cela prouve le peu de cas que fait notre ministre de la culture de la protection de notre vie privée.

 

L’incompétence au pouvoir

Ξ avril 30th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Informatique et Démocratie |

Voilà le niveau de compétence internet de nos députés qui vont voter la fameuse loi “Création et internet” dans les jours qui viennent. C’est risible et navrant. Plus grave encore, notre minstre de la culture qui voit des parefeu dans MSOffice et OpenOffice.org ! Seul Ives Cochet s’en sort correctement. Mais il triche, il était prof d’informatique à Rennes avant d’être député.

Ce qui est dramatique, c’est que la loi est du même tonneau. On prend l’adresse IP comme preuve de téléchargement sur internet alors que celle-ci  est usurpable, on veut obliger les internautes à installer des mouchards sur leurs ordinateurs, on coupera des accès à internet sans preuve irréfutable et sans moyen aux accusé de se défendre.

Depuis son dernier passage en commission mixte paritaire, la loi a été durcie. Elle couvrira tous les échanges électroniques. Elle obligera à faire des expériementations de filtrage des contenus. Comme tous les échanges sont maintenant électroniques, le champ d’application est vaste ! Même les mails privés devaient être surveillés ! Comme quoi ceux qui font la loi ne se préoccupent vraiment pas de notre vie privée. Un amendement a du être déposé en dernière minute pour calmer les députés de l’opposition qui criaient au scandale.

Notre société prend une direction qui ne me plait pas du tout, surveillance et criminalisation généralisées. Tout ça dans la plus grande ignorance de la majorité de nos représentants politiques.

Pendant ce temps, on ne fait pas grand chose contre la vraie cybercriminalité qui risque de  nous plonger dans le chaos dans les dix prochaines années (10% à 20% de chance selon la commission eurpoéenne). «  Une interruption d’un mois de l’internet en Europe ou aux Etats-Unis représenterait une perte d’au moins 150 milliards d’euros », a affirmé Viviane Reding commissaire eurpoéenne chargée du numérique.

Les internautes ne sont ni des pirates, ni des criminels. Juste des amoureux de la musique et de la culture.

Ne se trompe-t-on pas de cible ?

 

Un pas de plus vers Big Brother en Angleterre

Ξ avril 28th, 2009 | → 0 Comments | ∇ Informatique et Démocratie |

Cette fois ci ce sont nos amis anglais qui veulent lutter contre le terrorisme et autres formes de criminalité grâce à une base de données géante qui trace les appels téléphoniques et les échanges sur internet de tous les sujets de sa majesté.

Reste à voir ce qu’on appelle terrorisme et formes de criminalité. En France Julien Coupat, soupçonné sans preuve formelle d’avoir saboté un caténaire de ligne SNCF est en préventive depuis plusieurs mois pour terrorisme. La preuve la plus tangible est que son PC contenait des documents disponibles sur internet expliquant comment faire des actes de sabotage.

Autant dire que demain, tout surf sur internet pourra être retenu contre les anglais. Nul doute que les grandes démocraties voisines vont tenter d’instaurer le même type de loi.

 

Installation driver WIFI sur Mandriva 2009.1

Ξ avril 15th, 2009 | → 0 Comments | ∇ GNU/Linux |

Je galère toujours un peu pour l’install du WIFI sur mon portable DELL inspiron 1300 à chaque nouvelle version de ma distribution préférée Mandriva. Alors voici un petit tuto qui me servira lors du passage à la version définitive de la 2009.1. Evidement, je pars d’une version FREE qui ne contient pas les firmware puisque ceux-ci ne sont pas libre. Merci Mr Broadcom !

Base de départ : Mandriva 2009.1 RC2, portable DELL Inspiron 1300, puce Broadcom WIFI BCM 4318

Récupérer les firmwares  pour la puce :

wget http://downloads.openwrt.org/sources/broadcom-wl-4.150.10.5.tar.bz2

Installation des composants nécessaires :

urpmi  b43-fwcutter-011-3mdv2009.1.i586

decompression du firmware :

tar xjf broadcom-wl-4.150.10.5.tar.bz2

extraction des firmware :

b43-fwcutter -w /lib/firmware broadcom-wl-4.150.10.5/driver/wl_apsta_mimo.o

Maintenant on peut utiliser les outils graphiques Mandriva pour configurer la connexion WIFI.

 

L’humeur de Philippe Val me la met mauvaise

Ξ avril 3rd, 2009 | → 0 Comments | ∇ GNU/Linux, Informatique et Démocratie |

A l’occasion du vote de la loi “Création et internet” qui augure d’une belle pagaille informatique et juridique, Philippe Val, mon rédacteur en chef préféré de Charlie Hebdo a fait sa chronique matinale à France Inter sur la gratuité des oeuvres de l’esprit.

J’ai bondis à plusieurs reprises à son discours. C’est souvent normal car Philippe cherche un angle d’attaque différent du discours habituel afin d’amener ses auditeurs ou lecteurs à réfléchir sur des points qui lui semblent essentiels. Sa méthode est très efficace sur moi. Je rumine souvent un ou deux jours ses editos et parfois ils me font avancer dans ma réflexion.

Aujourd’hui, la matière me parait faible. Je ne suis pas sûr d’en tirer grand chose à part quelques reproches. Je regrette que Philippe s’aligne sur les anti-partageurs culturels qui nomment les téléchargeurs illégaux “pirates informatiques”. C’est un amalgame insupportable pour moi qui côtoit quotidiennement ces deux populations. Je prends cette confusion comme une insulte. Je ne peux pas accepter qu’on traite mes enfants, qui cherchent uniquement à assouvir un accès boulimique à la culture à des criminels souvent doublés de salops qui effractent mes ordinateurs, violent mes secrets et ceux de mes clients, ravagent mes diques durs et squattent ma propriété.

Ceux là ne sont que très rarement poursuivis alors qu’on voit tous les jours les dégats dus à leurs activités comme le SPAM. Le jour, et il est très proche, où un pirate, un vrai, réussira à pénétrer ce qu’on appelle en terme technique un serveur DNS racine (celui qui gére les noms comme google, gouv.fr,…), alors tous les internautes comprendront ce que piratage veut dire…

Les téléchargeurs illégaux ne sont coupables que de contrefaçon tant que le droit d’auteur, pour sa partie financière, est toujours d’actualité. C’est leur apprentissage de la culture qui les poussent à partager sans autorisation mais aussi un marketing efficace (voire matraquage) qui les forcent à assouvir leurs désirs de consommation.

La notion de don de l’auteur décrite par Philippe à travers une oeuvre leur apparait comme un du, c’est vrai. Mais ce n’est le cas que pour la culture “immédiate” qu’est la musique du moment. Je n’ai pas vu beaucoup de nos pirates à tête blondes télécharger une oeuvre de Maupassant ou de Sartre. Il est vrai que l’inconfort de la lecture numérique freine cette dérive, si on peut appeler cela une dérive.

Car que dire du partage gratuit d’une oeuvre dont l’auteur est mort ? Aujourd’hui, le droit de l’auteur lui survit. Qui touchent ces fameux droits après sa disparition ? Quelle légitimité ont les ayants droits qui, je suppose, son ses héritiers ? Qu’ont-t-ils fait pour mériter cette rente à part être le fils ou la fille de leur parent ? Ils touchent des droits par ce qu’ils sont, pas par ce qu’ils font. Les enfants d’un auteur sont les seuls à toucher deux héritages. L’argent gagné par leur père ou mère durant sa vie et l’argent issu des droits d’auteur.

L’auteur du livre de chevet de Philippe n’a certainement pas touché une partie des trois francs de son livre de chevet puisqu’il était déjà mort.

Et que représente les trois francs que Philippe a payé ? Le coût de fabrication du livre qui est un objet physique fait de papier et d’encre. Le processus de transformation de l’arbre en livre a un coût qui ne peut pas s’éteindre avec le temps. Philippe n’a pas acheté l’oeuvre de son auteur préféré mais le papier et l’encre support de culture mais support quand même.

Ce n’est plus le cas pour les supports informatiques. le coût de reproduction est tellement ridicule qu’il est considéré comme gratuit. Si l’oeuvre est du domaine public, son partage peut être gratuit.

Quand bien même le créateur est vivant, il est certains domaines dont l’informatique  fait partie ou le partage gracieux est le meilleur moyen d’ebulitionner et d’avancer. Le partage de logiciels libres avec sa licence GPL se révèle être le modèle de création le plus dynamique grâce à ses principes de partage et de droit de modification. C’est le principe d’accumulation de chaque petit acte de création qui aboutit à une oeuvre colossale comme par exemple le système GNU/Linux. Même si les informaticiens ne vivent pas d’amour et d’eau fraiche, ils ont compris qu’individuellement ils ne sont plus capables de produire les outils nécessaires. Le libre permet à tous de partager des oeuvres produites par beaucoup d’individus.

Reste donc la rémunération de l’artiste quand celui-ci est bien vivant. J’ai bien compris que Philippe ne défend pas la nouvelle loi “Création et internet”. Ce n’est pas son sujet. Il parle même à plusieurs reprises de “licence globale” ce mode de rémunération proposé et refusé lors du débat de la loi DADVSI en 2004, ancêtre idiot et inapplicable de celle qui vient de voir le jour.

La licence globale est une sorte de droit à la copie privée étendu à l’internet français. Si elle avait été mise en place, c’est environ un milliard d’euros par an qu’auraient touché les artistes depuis 2004 !

La nouvelle loi ne propose rien pour les artistes. Elle ne fait que renforcer le modèle insalubre actuel basé sur la vente d’oeuvre à l’unité, les artistes  ne touchant que des miettes de ce gâteau plus très appétissant.

Philippe parle aussi de droit d’entrée pour profiter du don de l’artiste à travers de son oeuvre. Attention que droit d’entrée ne veuille pas dire effort car on reviendrait à la notion très judéo-chrétienne de l’effort passage obligé vers la félicité. La culture peut demander du temps et de la réflexion pour être assimilée. Mais cela ne devrait jamais devenir un effort significatif d’une sélection entre les courageux ayant travaillés pour comprendre et les feignants qui restent aux portes du savoir et de la culture. La culture doit être un jeu, une passion, une interrogation de la pensée de l’autre, en somme une curiosité. Le savoir et la culture ne se développeront pas avec la notion de contrainte. Plus les gens sont cultivés moins ils disent y travailler même si l’activité culturelle leur prend tout leur temps.

Enfin Philippe ne parle pas de liberté. De sa part cela m’étonne. Car la nouvelle loi “Création et internet” pose à moyen terme un réel problème de liberté.

Est-il indispensable de mettre en place des systèmes de filtrage sur les réseaux pour empêcher le partage d’information et ainsi freiner la contrefaçon d’oeuvre de l’esprit ? Il faut être conscient qu’on filtre des technologies qui, même si elles sont utilisées entre autre pour des échanges illégaux, servent à tous types de partage. C’est un peu comme si on interdisait les bateaux parce qu’ils peuvent servir à transporter de la drogue ou interdir les couteaux parce qu’ils peuvent servir à commettre un meurtre.

Mais la liberté la plus touchée, c’est celle de l’accès à internet du à la coupure de l’abonné pour cause de non surveillance de sa ligne ADS. D’une part ce n’est pas le fautif qui est condamner comme si le propriétaire du couteau allait en prison parce qu’il a servit d’arme lors d’un crime sans preuve irréfutable contre le propriétaire. D’autre part, même si cela ne parait pas encore vital à beaucoup, l’accès à internet est en train de devenir aussi essentiel que l’eau, le téléphone ou l’électricité. Dans moins de cinq ans, les exclus d’internet seront des SDF du numérique avec les mêmes problèmatiques de contacts, d’accès aux services publics, d’accès à l’emploi et d’accès à l’information en règle générale.

Or la loi n’est pas faite pour l’année 2009, elle ne pourra être appliquée qu’à partir de 2011, le temps d’équiper tout le réseau des outils informatiques nécessaires.

Et tout cela en vain parce qu’on ne freinera pas le mouvement. On ne changera pas le cap de l’évolution à coup d’interdit et de condamnation. On ne peut pas lutter contre un progrès de la communication. La loi n’est pas encore appliquée que déjà les outils sont prêts pour la contournée. L’anonymisation, le cryptage n’attendent que l’application de la loi pour pousser nos enfants vers des techniques d’invisibilité utilisées par les pires pirates, terroristes et autres espions. Cette loi pousse toute une jeune population vers la délinquance.

Est-ce vraiment raisonnable de criminaliser 5 à 10 millions des français ?

 

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